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mise à jour
le 2 Février 2015

Le Monde de l'Art et des Lettres

publications

La Relance de la Tradition


par Massimo Alberti

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Cercle de l'Aréopage
Sous le patronage de S.A.R. le Prince Sixte de Bourbon-Parme

 
Chers amis,
Le Cercle ne se limite pas à organiser des dîners-débats ou à faire épisodiquement des vitrines de livres d’occasion !
Pour mener le bon combat culturel, il lance une collection de livres : la Collection de l’Aréopage, dont le premier livre, La Relance de la Tradition est rédigé par Massimo Alberti et est déjà disponible   en ligne sur le site de l'éditeur http://www.apopsix.fr ainsi qu’au Parloir…
 
jaquette tradition
 

Préface de l'abbé Claude PRIEUR


Cet opuscule est un utile vade-mecum, à la fois analytique et synthétique, pour les temps troublés qui traversent l'Église et la civilisation. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est un condensé d'espérance que cet ouvrage pointe. Dénoncer l'erreur permet d'ouvrir grandes les allées de la Vérité, de l'Espérance et redonne à la Charité ses riches possibilités de déploiement.
Toutes proportions gardées et sans s'en éloigner véritablement, on peut faire une analogie avec l'Apocalypse que tous s'accordent à décrire comme un livre traitant de catastrophes passées, présentes ou prévisibles, alors qu'il s'agit du plus formidable traité d'Espérance de toute la Sainte Écriture : le livre où triomphe l'Agneau Immolé, le Cavalier sur son cheval qui s'en revient, seul vainqueur, des combats qu'Il a menés, son vêtement taché de son sang alors qu'Il a terrassé le Dragon, ses milices et tout ce qui participe des forces du mal, ou de cet attrait vers le néant qui caractérise les ennemis de Dieu.
Mille aspects concordants sont ici signalés, épinglés, stigmatisés. S'il faut en rechercher le signe unificateur au fil de la lecture, il est dans le déplacement opéré par un « Magistère » en mal d'identité nouvelle. L'autorité n'est plus dans ses marges. Elle est ailleurs. Elle s'est distraite de ses préoccupations premières, qui sont d'ordre contemplatif et doctrinal, pour verser dans le primat de la Pastorale. Les résultats sont là, perceptibles à tous les niveaux et cernés de façon impitoyable.
« S'il venait à être démontré que le Pastoral devait l'emporter sur le Doctrinal, le pire ne serait plus à redouter, il serait déjà arrivé ». (Étienne Gilson)

On peut se demander pourquoi l'autorité et la transmission qu'elle garantit revêt tant d'importance dans l'Église. C'est simple. C'est que l'enseignement de l'Église est révélé, c'est-à-dire reçu. Il ne vient pas des hommes, mais de Dieu. Il demande à être absorbé tout entier et sans réserve, comme l'oisillon reçoit la becquée et, pour cela, il doit être transmis avec la paternelle autorité qui vient de Dieu lui-même.
Or tout l'art nouveau, celui de la Pastorale et de la Praxis, consiste à nous faire croire que les hommes, les temps, les circonstances et les diverses philosophies du conditionnement sont pour quelque chose dans la livraison des mystères de la foi, dont il suffit de contempler la lumière pour en vivre et en répandre les bienfaits. Nulle pastorale, nulle contorsion psychosociologique ne pourra se substituer avec succès à l'Union divine dans, par et avec l'Agneau Immolé connu et révélé en Vérité.
Dans le même temps sont sapés les principes de la loi naturelle, qui assure le terreau où germe la Grâce divine et que celle-ci conforte et surélève. Tout est renversé cul par-dessus tête parce que la Révélation s'est déplacée de son centre : on croit la trouver chez l'homme et dans son activité conceptuelle ou efficiente après qu'on ait déserté la Source divine. Dès lors elle n'est plus « Révélation » mais science laborieuse, humaine jusqu'à l'insupportable. Du même coup elle a perdu son autorité divine et le Magistère, chaque fois qu'il s'y abandonne - non sans délectation - se destitue lui-même de l'Autorité qui est sa marque propre et constitutive : l'Autorité du Dieu qui se révèle, tout en continuant de s'en réclamer. Le vice de l'indistinction et de l'informel a fait son œuvre. À quoi s'ajoute une progressivité élastique, maturée dans un curieux autoritarisme à saveur vaguement doctrinale au travers du vide et du détournement des mots. Principale victime : Rome et la romanité, elle-même investie.
Dieu merci, rien ne se perd. Tout ce que le Bon Dieu nous a délivré dans son Église par Son Verbe Incarné reste. Puissance incompressible et irrépressible. Héritage inexpugnable. Souffle de Dieu. Le dépôt bourgeonne, s'affirme sous le cendre, s'affine ou on ne l'attend pas, résiste, se maintient, réclame son dû. Le sens de la foi des fidèles réapparaît, vivace, un goût pour la santé, joyeux, souffrant, mais vainqueur. Il a d'ores et déjà remporté la victoire. Le Christ qui est à l'œuvre s'en emparera en Souverain.
Tandis qu'elle tient l'épée d'une main, Notre Dame, Mère de Miséricorde, ouvre son grand manteau de l’autre et laisse apparaître l’Église Catholique et Romaine qu'elle aime et protège. Elle convie les nations au réveil et les invite aux ultimes assauts pour les triomphes de l'Agneau Immolé et pour la Gloire de Dieu.
 
Abbé Claude PRIEUR


A propos de l'auteur :
Massimo Alberti, juriste et avocat, est né à Rome et vit à Paris. Il tient des conférences sur des thèmes philosophiques, sociologiques, littéraires. Son sujet de recherche principal est la renaissance d'une civilisation européenne des cendres de la culture de la consommation, enracinée dans la foi chrétienne et à la cohésion sociale retrouvée. Parmi ses essais : « Analogie comme métamorphose et foi chrétienne » ; « Analogie et énergie du langage dans la poésie moderne et contemporaine ».



Table des matières
Préface 9
Avertissement13

PARTIE 1 :
POURQUOI LA TRADITION ?17
Civilisation de la critique, civilisation du commentaire19
La Tradition remplacée par le culte de la science22
La haine de la contemplation24
Portrait de l'anti-Tradition25
Nécessité de la Tradition26

PARTIE 2 :
UN CHANGEMENT RADICAL DANS L’ÉGLISE29
Un changement radical31
L’essence de la crise de l’Église34
La dévaluation de l’Église du passé35
Une fausse notion de miséricorde : la morale de situation36
La jeunesse élevée au rang d’absolu : la pastorale infantilisante38
La pastorale de l’allégresse39
Anthropocentrisme mondain40
La doctrine comme changement44
Évolutionnisme religieux44
De l’évolutionnisme au mobilisme44
La théologie de la praxis : le primat de l’action45
La praxis pastorale comme réalisation du Concile46
Archéologisme postconciliaire48
L’œcuménisme comme pluralisme paritaire49
Inutilité de l’œcuménisme postconciliaire50
Caractère naturaliste de l’œcuménisme51
Le salut par un « désir inconscient »53
De la conversion au « dialogue »53
Les fruits de l’œcuménisme : la cessation des retours à l’Église54
Les fruits de l’œcuménisme : les missions rendues vaines55
Dédogmatisation et indifférentisme57
La tentative de « tribalisation » de l'Église59
Le pan-œcuménisme comme effet du sentimentalisme59
La réforme liturgique61
Passage du sacré au théâtral63
Une fausse notion de pauvreté63
Variations dans l’architecture des églises64
Perte de l’unité cultuelle65
Variation dans la théologie des Sacrements67
Déclin de la pratique de l’adoration67

PARTIE 3 :
LES CARACTÈRES DE L’APRÈS CONCILE71
Les caractères de l’après-Concile73
Dénigrement de l'Église historique76
Désistement de l’autorité77
Effets de la collégialité dans le gouvernement de l’Église :
la discorde intestine du catholicisme

79
Perte de l’unité de l’Église82
L’Église doit-elle se conformer au monde ?83
Crise de croissance ?84

PARTIE 4 :
LES TENDANCES DU FUTUR DE L’ÉGLISE87
Les sans-papiers de l’Église89
La tâche devant nous90
Les raisons de l’espoir92

BIBLIOGRAPHIE

94

Se le procurer   en ligne sur le site de l'éditeur http://www.apopsix.fr
Nb de pages : 148
Dimensions : 140mm/200mm


 
JBCH



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